
Fenioux
Elle fut en partie reconstruite, une première fois, à la fin du 11ème ou plus vraisemblablement au début du 12ème siècle. Du premier édifice carolingien, dont l'appareil ne présentait sans doute pas assez de solidité ni de résistance, subsistent les murs de la nef et d'anciennes ouvertures très étroites, "fenestrelles", caractéristiques de cette époque carolingienne.
L'édification de la façade remonte au 12ème siècle. C'est une des belles pages de l'art roman en Saintonge. La porte y est couronnée de cinq voussures en plein cintre, richement sculptées sur le thème de sermon saintongeais.
Le portail latéral qui s'ouvre du côté de l'Evangile est surmonté de trois arcs sculptés dont la décoration composée d'ornements végétaux rappelle les accessoires du portail principal.
Le clocher, restauré à la fin du 19ème siècle, dresse sa silhouette qui séduit par ses grâces et son audace. Sa légèreté contraste avec l'aspect trapu et ramassé de la façade.

TAILLEBOURG
Connu pour ses silex à l'âge de pierre, pour sa Chaussée Romaine qui permet de traverser à gué la vallée de la Charente par période de crue, TAILLEBOURG fut de tout temps un haut lieu de surveillance sur le fleuve et protégea ainsi l'arrière pays de l'envahisseur. Chef-lieu de Comté, Taillebourg avait au Moyen-Age un statut de ville.
Le château :
Sa construction remonterait au 6ème siècle, époque de l'invasion des Sarrazins. Vers l'an 800, Charlemagne y aurait couché lors de sa campagne contre les Sarrazins. Situé sur un éperon rocheux, le château défendait le premier pont sur la Charente depuis l'estuaire du fleuve. Cette position stratégique en a fait l'enjeu de nombreux combats et notamment avec les Anglais. En 1179, Richard Cœur de Lion donne l'assaut à la forteresse et après la victoire ordonne sa destruction. Taillebourg passe ainsi aux mains des Anglais jusqu'à la célèbre bataille de Taillebourg en juillet 1242 où Saint Louis affronta Henri III, roi d'Angleterre (un tableau de cette scène historique est exposé dans la salle des Batailles au château de Versailles).
D'autres noms célèbres sont liés à ce château puisqu'il abrita Louis VII et Aliénor d'Aquitaine au lendemain de leurs noces (1137), Jacques Cœur après son arrestation, Charles VII à l'occasion de mariage de sa fille naturelle Marie de Valois
Ce site éminemment stratégique fut le reflet de l'histoire de France. Il vécut les luttes entre catholiques et protestants, fut un centre de résistance à l'autorité royale pendant la Fronde. Son château fut démantelé sur ordre de Louis XIV en 1652, reconstruit par La Trémoille en 1715, puis vendu comme bien national à la Révolution. Il brûla en majeur partie en 1822.
De ce puissant château, il reste, la Tour, les salles voûtées, les douves, les pavillons construits en 1715 et le Parc avec ses superbes balustres et sa terrasse surplombant la Charente.
ST-SAVINIEN
SAINT SAVINIEN SUR CHARENTE
Son Eglise
Couronnant une éminence rocheuse qui surplombe la Charente, l’église, construite en pierre du pays, fut édifiée aux 13ème et 14ème siècles. Toutefois des fouilles et des documents historiques laisseraient supposer une édification plus ancienne.
Le clocher de la fin du 14ème fut élevé sous l’occupation anglaise de la Saintonge. De style Plantagenet, il semble être la copie d’un clocher anglais celui de BUCFAST ABBEY. Son mur nord laisse deviner une grande fenêtre du 15ème, aujourd’hui murée.
La façade, du 13ème, comporte au rez-de-chaussée : un grand portail à cinq voussures encadré de deux baies aveugles, et au 1er étage : trois baies à deux voussures.
Les quatorze modillons de la corniche supérieure sont tous des masques humains grotesques. Ceux de l’autre corniche ont plus de divinité.
A l’intérieur, la nef unique est divisée en trois travées couvertes de voûte d’ogives.
Au seuil de l’actuel sanctuaire s’ouvrent les chapelles de St-Joseph (à droite) et de la Sainte Vierge (à gauche) qui à ses murs ornés de seize statues représentant des personnages bibliques.
ST SAVINIEN, patron de la Paroisse, fondateur de l’église de Sens (Yonne) 1er Evêque et 1er Martyr est fêté le 19 octobre.
Son Abbaye des Augustins
Ancien couvent des moines détruit à l’époque des guerres de religion, il ne reste que la chapelle devenue salle des fêtes et une petite chapelle qui abrite de magnifiques fresques.
Elle fut fondée dans la seconde moitié du 13ème siècle. En partie reconstruite après sa destruction de 1568, les « Augustins » y demeurent jusqu’en 1791, date à laquelle leurs biens furent vendus a titre de biens nationaux.
Le fronton qui a conservé de belles portes des 15ème et 16ème siècles se compose de trois pignons aigus ornés de crochet et de fleurons.
Une magnifique petite porte du 15ème donne accès à la chapelle latérale. Elle comporte trois travées en croisées d’ogives. La princesse de Cordé, fille du Comte de Taillebourg, y fut enterrée.
ANNEPONT
ANNEPONT
L’église de Saint-André (12ème siècle)
Son abside à voûte en forme de demi-coupole, reliée au chœur par un arc, est décorée de modillons et de chapiteaux aux rares motifs.
Son portail cintré d’une torsade, est flanqué sur la droite d’un petit autel ou reposoir du 15ème .
Son clocher, massif et carré, montre dans sa partie supérieure des fenêtres de guet.
Autres Curiosités :
Le petit pavillon du Maine Moreau du 13ème siècle dont la porte d’entrée à écusson est ornée de rosace Henri IV.
Le château de la forêt, édifice du 19ème, entouré d’un joli parc (privé).
Une harmonie de paysages fait le charme de ce village au cœur d’une belle campagne sillonnée par la Rutelière.